Les dégâts du Givre

Les dégâts du Givre

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Le temps très froid en Février, avec de la neige qui a persisté pendant dix jours, a causé des dommages considérables sur les oliviers partout en Provence. Les températures ont chuté jusqu’a -12 et même -16, ce qui est la limite pour la plupart des oliviers, la température est de plus restée très basse pendant plusieurs jours. Les extrémités des branches, les branches principales et, dans certains endroits, des arbres entiers ont gelé. Mais les dommages du froid n’ont pas été visibles immédiatement parce que les arbres étaient en sommeil, immobiles.

Cependant, dès que la météo s’est améliorée, la levée de sève, les arbres ont commencé à produire leurs nouvelles feuilles et les branches ont commencé à gonfler avec l’arrivée de la nouvelle saison. Et des éclatements sont apparus (voir photo).

Une gelée meurtrière sur les écorces; une branche, ou sur le tronc, agit en séparant l’écorce tout autour de la branche entièrement à partir du bois dur en dessous. Certains producteurs dans le Var ont été durement touchés et ont perdu de nombreux arbres entiers. Nous avons eu de la chance, pour une fois. Nous n’avons pas perdu tous les arbres, mais quelques arbres ont besoin d’un sévère élagage alors qu’on se serait bien passé, il faut couper les branches de retour près de la base, ou «charpente». Nous avons trouvé que notre taille obligatoire façon «coup de froid» de Février semble avoir été à la limite pour nos arbres.

Heureusement Janvier n’a pas été trop chaud empêchant la montée de sèves sinon les arbres auraient été très sensibles à un gel soudain. Le fait qu’il n’y avait pas eu de pluie du tout avant le gel, puisque qu’il n’a plu qu’en Novembre, ce qui a bien aidé. Imaginez si les arbres avaient été gonflés par l’eau de pluie, les branches aurait été gorgées d’eau et donc plus vulnérables au gel. Nos arbres sont exposés au vent, dans certains endroits, ce qui a peut-être dispersé l’air glacial, et d’autres sont protégés par des falaises derrière la maison. Nous avons remarqué que certaines variétés – Cayon et Petit Ribier – ont soufferts plus que d’autres, alors que certains étaient très robustes, comme Bouteillan, Aglandau et la Picholine.

Deux amandiers (amandes amères) n’ont pas été aussi chanceux. Les arbres avaient déjà leurs boutons floraux quand le coup du gel est apparu et ils ont été tués raide mort. Deux cerisiers précoces ont subits le même sort. Mais voyons les choses du bon coté: nous allons remplacer les amandes amères sauvages, par des greffes d’amandes douces (si on a le temps!).

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